Cas du mois Août 2020 -chirurgie cadio-vasculaire-

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Vignette clinique :
Patient âgé de 28 ans, diabétique de type I, suivi en pneumologie et en maladie infectieuse pour
pneumopathie atypique traitée comme étant d’origine tuberculeuse mais sans preuve bactériologique
ou anatomo-pathologique. Le patient a été hospitalisé en service de néphrologie pour un syndrome
néphrotique impur bien résolu sous traitement médical avec amélioration de la fonction rénale.
Cependant, une rechute septique a été observée avec fièvre à 38.4°C et un souffle diastolique ayant
motivé la réalisation d’un bilan échographique. L’ETT et l’ETO ont monté initialement une image d’abcès
du pilier antéro-latéral de la valve mitrale sans fuite associée (figure 1). Le patient a été mis sous
traitement antibiotique empirique d’autant plus que les hémocultures réalisées n’ont pas isolées de
germes.
Un contrôle échographique à J3 a été indiqué en urgence devant l’installation rapide des signes d’IVG. Il
a montré la disparition de l’image kystique du pilier antéro-latéral avec un prolapsus de la grande valve
mitrale responsable d’une fuite massive (figure 2). Devant cette évolution péjorative l’indication
opératoire urgente a été retenue.
Via une sternotomie médiane et après mise en route de la CEC entre l’aorte et les deux veines caves,
l’exploration chirurgicale a confirmé les données ultrasono- graphiques. Il s’agissait une d’une rupture du
pilier antéro-médial responsable d’un prolapsus de A2 et A3 (figure 3). Etant donné l’état général du
patient et la complexité d’un éventuel geste conservateur, nous avons opté à un remplacement
valvulaire mitral par prothèse mécanique n°29. Les suites ont été simples et le patient a été déchargé de
la réanimation à J3 postopératoire.