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L'accessibilité et le taux de succès de la perfusion d'éthanol dans le traitement des tachycardies atriales liée au ligament de Marshall dans les suites d’ablation de fibrillation atriale en utilisant une approche fémorale ( Dr Emna Allouche )


Takeshi Kitamura MD | Konstantinos Vlachos MD, PhD | Arnaud Denis MD | Clementine Andre MD | Ruairidh Martin MD, PhD | Thomas Pambrun MD |

Josselin Duchateau MD | Antonio Frontera MD, PhD |

Masateru Takigawa MD, PhD | Nathaniel Thompson MD | Ghassen Cheniti MD | Claire A Martin MD, PhD | Anna Lam MD | Felix Bourier MD |

Frederic Sacher MD, PhD | Meleze Hocini MD | Michel Haissaguerre MD, PhD | Pierre Jais MD, PhD | Nicolas Derval MD

 

 

L’objectif de cette étude observationnelle mono-centrique était d’évaluer l'accessibilité à la veine de Marshall (VM) et de déterminer le taux de succès de la perfusion d'éthanol pour le traitement des tachycardies atriales liées au ligament de Marshall (TA-LM).

Pour ceci, les auteurs ont inclus 54 patients consécutifs qui avaient une TA-LM. Ils ont tenté de traiter ces tachycardies par perfusion d'éthanol dans la VM. Lorsque la veine de Marshall a pu être cathétérisée après une phlébographie sélective par voie fémorale, ils ont injecté de l'éthanol avec occlusion sélective par ballonnet de la VM. Parmi ces patients, la VM était accessible chez 92,5% d’entre eux (50 sur 54). Sur les 50 patients traités par perfusion d'éthanol pendant la TA-LM, la TA a été interrompue avec succès chez 56% pour cent des patients (28 sur 50) par un traitement en solo de la perfusion d'éthanol sans ablation RF. Le reste nécessitait une application de RF supplémentaire pour mettre fin à la TA-LM. Le volume d’éthanol moyen perfusé était de 6,2 ± 2,8 ml d'éthanol, ce qui a entraîné une zone de bas voltage significativement plus grande qu'avant la perfusion d'éthanol (12,7 ± 8,3 vs 6,6 ± 5,3 cm2, p<0,001).

Ainsi, ils ont démontré que la VM était hautement accessible et que les TA-LM pouvaient être traitées par perfusion d'éthanol.

 

 

 

Le rôle des connections épicardique du ligament de Marshall dans les tachycardies atriales post ablation de fibrillation atriale.

Konstantinos Vlachos, MD,* Arnaud Denis, MD,* Masateru Takigawa, MD, PhD,* Takeshi Kitamura, MD,* Claire A. Martin, MD, PhD,*† Antonio Frontera, MD,* Ruairidh Martin, MD,* George Bazoukis, MD,‡ Felix Bourier, MD,*

Ghassen Cheniti, MD,* Josselin Duchateau, MD,* Nathaniel Thompson, MD,* Gregoire Massoullie, MD,* Anna Lam, MD,* Michael Wolf, MD,* William Escande, MD,* Nicolas Klotz, MD,* Thomas Pambrun, MD,* Frederic Sacher, MD, PhD,*

Meleze Hocini, MD,* Michel Haissaguerre, MD,* Pierre Jais, MD, PhD,* Nicolas Derval, MD*

 

 

L’objectif de cette étude était d’évaluer le rôle du ligament de Marshall (LM) dans les tachycardies atriales gauches (TAG) qui apparaissent dans les suites de l’ablation de fibrillation atriale en utilisant une cartographie tridimensionnelle à haute densité.

Pour ceci, ils ont cartographié 199 tachycardies atriales, au total, chez 140 patients (112 hommes, âge moyen: 61,8 ans). Les tachycardies atriales dépendant du ligament de Marshall ont été suggérés par une analyse de cartographie d'activation et confirmés par un entraînement le long du circuit.

Les résultats ont objectivé que le ligament de Marshall a participé à 60 (30,2%) tachycardies atriales par réentrée : 31 TA par réentrée péri-mitrale (TAPM) et 29 circuits de rentrée localisés. Sur 60 TA liés au ligament de Marshall, 49 (81,6%) ont été arrêtées par les tirs de radiofréquence : 44 (73,3%) à la jonction LM-OG et 5 (8,3%) à la jonction LM-sinus coronaire (SC), tandis que la TA chez 9 (15%) patient a été arrêtées après une perfusion de 2,5–5 cc d'éthanol à l'intérieur de la veine de Marshall (VM). Sur les 31 TAPM, 17 (54,8%) ont été arrêtées à la jonction LM-OG, 5 (16,1%) à la jonction LM-SC et 7 (22,6%) à la perfusion d'éthanol. Sur les 29 circuits de rentrée localisés utilisant le LM, 27 (93,1%) ont été arrêtés à la jonction LM-OG, aucun à la jonction LM-SC et 2 (6,9%) après la perfusion d'éthanol. Les récidives ont été principalement observées après l'ablation par radiofréquence (18 des 37 patients, 49%) par rapport à la perfusion d'éthanol (1 des 9 patients, 11%) (P 5 .06).

Ainsi, les tachycardies atriales par réentrée liées au LM représentent jusqu'à 30,2% des TA gauches après l'ablation de FA. L'ablation des connexions LM-OG ou SC-LM ou une perfusion d'éthanol à l'intérieur du VM est nécessaire pour traiter ces arythmies.